Numérique
Publié le 30 novembre 2020
Mis à jour le 24 octobre 2021

Chaque jour, le groupe La Poste œuvre pour un numérique utile, responsable et choisi pour permettre à tous d’accéder aux nouveaux services en respectant la confidentialité des données et les choix de chacun. Une attention particulière est portée aux personnes fragiles et peu sensibles aux usages numériques

Les nouveaux usages numériques, en confiance

85%

des Français possèdent une connexion Internet

74%

des Français déclarent utiliser internet quotidiennement

La généralisation des smartphones et des tablettes multiplie les opportunités de connexion et l’usage d'Internet est devenu un outil incontournable de la vie quotidienne : pour communiquer, travailler, faire ses courses, voyager, effectuer des démarches administratives, consulter et gérer son compte bancaire, payer ses factures et ses impôts.

Cette omniprésence d’Internet fait naître de nouveaux enjeux : protection des données, transparence, maîtrise des outils numériques, inclusion des seniors et des populations fragiles.

Opérateur de service public de premier plan et tiers de confiance, le groupe La Poste met en œuvre des dispositifs et des technologies pour un numérique responsable et accessible à tous.

Pour un big data éthique

Les données personnelles sont le composant essentiel de la révolution numérique. Le modèle économique de nombreux services gratuits, comme les moteurs de recherche, repose sur l’exploitation et la commercialisation des données personnelles des utilisateurs.

La Poste refuse de s’inscrire dans cette logique et s’engage à respecter strictement la confidentialité des données que lui confient ses clients.

Depuis 2016, anticipant le RGPD (Règlement général sur la protection des données), le groupe a mis en place Charte Data, première charte de protection des données en France. Elle répond aux attentes des Français sur le sujet, respecte les recommandations du RGPD et garantit aux clients des services digitalisés du groupe un usage responsable de leurs données personnelles. 

La prestation de serment du facteur garantit, depuis plus d’un siècle, le respect des correspondances et des sommes confiées à La Poste. Elle est étendue aux données personnelles électroniques. L’engagement de l’entreprise se double de l’engagement sur l’honneur de ses collaborateurs.

Le numérique accessible à tous

Pour offrir à ses clients un accès aux outils numériques de base, en toute confiance, La Poste a développé un socle de plateformes gratuites et entièrement sécurisées. Il comprend :

  • une boîte aux lettres @laposte.net, garantie à vie, indépendante des fournisseurs d’accès et dont les contenus ne sont pas commercialisés ;

  • L’application Digiposte, service qui collecte, trie, classe automatiquement et conserve les documents administratifs de chaque utilisateur en toute sécurité, lui permettant d’en disposer où qu’il se trouve ;

  • L’Identité Numérique La Poste, 1ère identité électronique qualifiée au niveau substantiel par l’ANSSI, vérifiée par le facteur ou en bureau de poste, permet notamment l’accès via FranceConnect à plus de 700 services publics en ligne. Ce service confirme La Poste en tant qu’opérateur universel des échanges numériques.

Moteur d’inclusion numérique, La Poste développe des applications et des services numériques à destination des seniors et des personnes en situation de handicap. Ainsi Ardoiz, la première tablette pensée pour les seniors, est ergonomique et simple d’utilisation, sans clavier ni souris, et remise par le facteur au domicile des utilisateurs.

Parallèlement, le groupe a mené sa transformation numérique interne.  La formation « Tous numériques » a irrigué les cinq branches d’activité, gommé les disparités entre les postiers et permis à tous d’appréhender les enjeux du numérique.

Facteur

Chaque postier doit maîtriser les technologies digitales utiles à sa fonction. À l’image des facteurs, équipés de smartphones Factéo, un outil numérique qui facilite leur travail en tournée et permet de proposer de nouveaux services adaptés aux besoins de chaque Français.

Tout postier désireux d’approfondir son expertise numérique a l’opportunité de se former. Il peut même devenir développeur grâce à l’École Simplon et obtenir, à l’issue d’une formation de 9 mois en alternance, une expertise technique qui constitue une véritable plus-value pour le groupe.

La montée en puissance d’Internet bouscule l’activité historique du courrier et révèle en même temps de formidables opportunités pour le groupe La Poste. Il y voit un puissant levier de transformation de son modèle et d’inclusion sociale pour donner à tous l’accès à cette ressource, avec toutes les garanties de confiance.

Un numérique respectueux de l’environnement

Avec près de 818 000 (1) équipements comprenant téléphone ordinateurs, tablettes, photocopieurs…, le groupe a déjà pris des initiatives concrètes :

  • depuis 2015 la mesure de l’empreinte carbone du parc informatique de la Poste et de La Banque Postale. Actualisé en 2020, elle s’est accompagnée d’une évolution de méthode avec l'intégration du stock

  • l’amélioration de la gestion des déchets d’équipements électriques et électroniques en privilégiant l’allongement de la durée d’utilisation des équipements informatiques par une politique de réparation favorisant le réemploi 

  • l’approvisionnement à 100 % de ses sites en électricité d’origine renouvelable, à travers le système des garanties d’origine pour les bâtiments gérés par Poste Immo

  • un cahier des charges pour l’achat de ses matériels informatiques, permettant de comparer l’empreinte carbone de matériel informatique avant tout achat et l’intégration des exigences EcoLabel.

  • une démarche de sensibilisation à la conception responsable de services numériques, s’étendant sur l’ensemble du cycle de vie;

  • la prise en compte du numérique responsable dans les formations avec possibilité de certification

  • la mise en œuvre d’un système de management de l’énergie visant à réduire sa consommation d’énergie et à sensibiliser les utilisateurs aux éco-gestes numériques.

Le digital a un impact croissant sur la planète et il constitue également un outil essentiel de la transition écologique.

Face à ces constats, le groupe La Poste, membre fondateur de l’Institut du Numérique responsable met en place une démarche structurée pour réduire l’empreinte environnementale liée à ses systèmes d’information et de communication.

Le digital a un impact croissant sur la planète et il constitue également un outil essentiel de la transition écologique.

Membre fondateur de l’Institut du Numérique responsable, le groupe inscrit sa démarche dans les meilleurs standards. Cette démarche est pilotée en interne par le Comité Numérique responsable (2) auquel participent les directions de l’engagement sociétal, des systèmes d’information et des achats du groupe.

Les thématiques environnementales couvertes par le Comité Numérique responsable concernent notamment la mesure de l’empreinte du parc informatique et les dispositions prises pour la réduire, notamment par la politique d’achat, la conception responsable de services numériques, le réemploi et la maîtrise des déchets électriques et électroniques (DEEE).

Évaluer l’empreinte environnementale des équipements de Technologie de l’Information

Tous les deux ans, une mesure de l’empreinte environnementale du parc informatique est réalisée avec Greenargile (un outil interne dédié) et concerne les équipements IT des utilisateurs (ordinateurs, écrans, imprimantes, etc.), les infrastructures des réseaux informatiques et les datacenters.

Une grande opération de recensement du parc informatique a été réalisée en 2015 et 2018, et actualisée en 2020. Ce recensement sert de base au calcul de l’empreinte carbone des équipements sur le périmètre de La Poste SA et La Banque Postale sur les scopes 1, 2 et 3.

La solution Greenargile évalue les émissions de GES du parc informatique en tenant compte des trois phases du cycle de vie (production, usage, fin de vie). La consommation énergétique des équipements numériques en 2020 a été estimée à 376 GWh. Le volume des  émissions GES associées est relativement faible (44 559  tonnes), car l’électricité alimentant les bâtiments et les équipements est d’origine renouvelable à 100 %.

Des travaux se poursuivent pour compléter cette mesure d’empreinte « interne » avec les émissions et consommations liées aux prestations externalisées de centres de données (datacenters). L’objectif du scope 3 (concerne les prestations tel que l’hébergement sec et avec données, l’infogérance et la gestion en mode cloudSAAS) est de mettre en place une méthodologie permettant de mesurer le volume des émissions de GES sur la période 2020 du domaine numérique afin de préparer l’intégration de ces émissions dans la mesure des émissions du groupe à partir de 2021.

Par ailleurs, La Poste contribue annuellement à un benchmark externe (2), GreenIT.fr, afin de mesurer l’empreinte du parc et sa maturité dans le domaine du Numérique responsable, regroupant plusieurs grandes entreprises françaises (Airbus, Pôle emploi, Decathlon…).

Établir des critères d’achats responsables et travailler l’écoconception

Afin de réduire l’empreinte environnementale, le groupe établit des critères d’achats responsables. Un référentiel des critères RSE à l’état de l’art est progressivement mis en place au fil des consultations et vise à terme l’ensemble des achats IT au-delà des équipements (logiciels, prestations intellectuelles, hébergements, etc.). Ces critères peuvent concerner la performance énergétique des équipements ou d’autres critères. En 2020, au niveau groupe, la direction des achats a lancé deux consultations intégrant un critère relatif à la performance énergétique, en ligne avec les exigences de la norme ISO 50001. Ces consultations portaient sur les stations de travail et les solutions d’impression.

datacenter

Sur la partie « datacenter », une première démarche a été initiée fin 2019 en vue d’évaluer la performance et les impacts d’un datacenter (quel que soit le type d’offre proposée par le centre de données : hébergement sec et avec des données, infogérance, gestion en mode cloud/SAAS). Outre les deux consultations précitées, au total une dizaine de consultations lancées en 2020 (tous domaines HA IT confondus) intègrent des critères Numérique responsable/RSE.

Le groupe travaille également sur l’écoconception des produits et des services et réalise des analyses de cycle de vie sur certaines offres.

Enfin, pour respecter ses obligations en termes d’accessibilité numérique (clients et postiers), le groupe met en place en 2021 une équipe de testeurs composée spécifiquement de collaborateurs en situation de handicap lors de la phase d’achat des produits et services.

La mise en place du système de management de l’énergie (SME)

Le SME vise à sensibiliser les occupants des bâtiments et des utilisateurs des postes clients IT. Ainsi, l’utilisation des nouveaux outils collaboratifs et de partage des fichiers, l’optimisation des échanges numériques, la mise en veille des appareils sont des pratiques partagées avec les utilisateurs.

Gérer les déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE)

Des expérimentations ont été réalisées notamment avec une structure de l’économie sociale et solidaire (ESS) pour étudier le réemploi en interne et à l’extérieur du Groupe. Elles permettront d’identifier les risques et les garanties à prendre dans le réemploi de matériels électriques et électroniques.

(1)817 790 ou 862 000 y compris le stock

(2)Ex-comité Green IT