Publié le 10 août 2023

L’imprimerie des timbres de Boulazac produit 14% de son électricité

Mise en service en juillet 2022, la centrale photovoltaïque de l'imprimerie des timbres et des produits sécurisés Philaposte de Boulazac en Dordogne couvre aujourd’hui près de 14% des besoins en électricité du site.

Ombrières : Eric Huynh / La Poste

Sur une année de fonctionnement, 834 mégawatheures (MWh), soit 834 000 kWh, ont été produits par les neuf ombrières inclinées qui servent également d'abris pour les voitures des salariés. Cette production a couvert 13,9% de la consommation annuelle d’électricité du site, atteignant jusqu’à 17,72% sur les six premiers mois de l’année. L’électricité produite est injectée en continu dans l’installation électrique, participant ainsi au maintien de la température et de l’hygrométrie nécessaires à l’activité de l’imprimerie. Outre les bénéfices de recourir à une énergie décarbonée, l’autoproduction permet de maîtriser les dépenses d’énergie, dans un contexte où les prix de l’électricité ont été multipliés par trois entre janvier 2022 et janvier 2023. 

Une activité très consommatrice d’énergie

Premier imprimeur de marques d’affranchissement en Europe et expert en imprimés de sécurité, l’imprimerie est le site postal le plus consommateur de France.  

Le maintien 24h/ 24 de la température et de l’hygrométrie sur le site représentent à eux seuls une part importante des 6 008 MWh d’électricité consommés annuellement. Parmi les différents procédés d’impression, l’héliogravure et l’offset à plat et bobine comptent parmi les techniques d’impression les plus énergivores, notamment pour le séchage des encres. 

Le management de l’énergie au cœur de la stratégie énergétique

En parallèle du programme d’autoproduction de l’électricité, d’autres leviers sont actionnés pour réduire les consommations d’énergie et de ressources et améliorer l’efficacité énergétique du site. A titre d’exemples, des investissements ont été réalisés pour optimiser la régulation du chauffage (au moyen d’une cascade de chaudières) ou encore isoler les espaces reliant l’intérieur à l’extérieur afin de limiter les échanges d’air. Des centrales de traitement d’air ont été remplacées au profit d’équipements plus performants. Un important travail de rénovation des installations d’éclairage des ateliers (relamping) a également été conduit. 

Benoist GUILLET, responsable pôle performance et transformation

Philaposte / La Poste

Comme beaucoup de projets de cette nature, lorsque l’idée de la centrale photovoltaïque est née, nous avons rencontré des résistances, notamment du fait de son impact sur le parking. Mais face à la crise de l’énergie et aux enjeux climatiques, la manière dont chacun appréhende la question l’énergie a vraiment changé. Aujourd’hui, tout le monde est satisfait et les salariés sont fiers de dire que l’imprimerie autoproduit 14% de son électricité. Actuellement, nous réfléchissons à la manière dont nous pourrions augmenter la part d’énergie autoproduite en envisageant, par exemple, de recourir à la géothermie. 

Benoist GUILLET, responsable pôle performance et transformation

Le groupe La Poste, engagé dans la transition écologique et énergétique

Face aux enjeux énergétiques et climatiques, le groupe La Poste s’est engagé très tôt pour diminuer son impact sur l’environnement et a été, à travers sa filiale La Poste Immobilier, pionnier en matière de sobriété énergétique Depuis 2016, tous les bâtiments gérés par La Poste Immobilier sont alimentés en énergies renouvelables. D’ici 2025, ce sera le cas pour l’ensemble des sites du groupe. Pour 2030, La Poste Immobilier table sur une réduction des consommations d’énergie du parc immobilier de 20% par rapport à 2017 et une baisse des émissions CO2 de 35%.

Chiffres clés

  • 4 277

    m2 de panneaux solaires sur 9 ombrières

  • 6 008

    MWh d’électricité consommés annuellement

  • 834 000

    kWh produits annuellement