Publié le 6 mai 2026

Paroles d'élus : Francis Dupouey, vice-président du conseil départemental du Gers

Mis en service au printemps 2026, un centre de tri interdépartemental porté par la Société Publique Locale Tri‑O traite les déchets recyclables de plus de 60 000 habitants du Gers, du Comminges et des Hautes‑Pyrénées. Implanté dans le Gers, cet équipement a été rendu possible par un investissement de 33 millions d’euros, dont 7 millions financés par La Banque Postale via un prêt vert. 

Francis Dupouey, vice-président du conseil départemental du Gers et président-directeur général de la Société Publique Locale Tri-O revient sur cette opération.

Francis DupoueyVice-président du conseil départemental du Gers
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Parmi les critères de sélection des financeurs du projet, quelle était l’importance accordée à la traçabilité "RSE" du financement ?  

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La traçabilité RSE du financement a constitué un critère important dans notre analyse, sans être pour autant le seul déterminant. Dans un projet structurant comme un centre de tri interdépartemental, nous avons souhaité nous inscrire dans une cohérence globale entre les objectifs environnementaux du projet (amélioration des performances de tri, réduction de l’enfouissement) et les modalités de son financement.   Le recours à un prêt à impact présente plusieurs avantages. Il renforce la crédibilité environnementale du projet vis-à-vis des parties prenantes. Cela permet également d’intégrer des indicateurs de performance extra-financiers dans le suivi et enfin, d’inscrire le projet dans une logique d’amélioration continue. Cela étant, ces dispositifs doivent rester compatibles avec les contraintes économiques du projet et ne pas générer de complexité excessive ou de surcoût significatif. 

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Dans le cadre d’une recherche de co-financeurs du projet, qu’est-ce qui vous a incité à consulter (puis choisir) La Banque Postale ? 

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Dans le cadre de la recherche de co-financeurs, plusieurs critères ont guidé notre démarche : la capacité à accompagner des projets publics structurants et multi-partenariaux, la solidité financière et la sécurisation des montages proposés, la connaissance des enjeux des collectivités territoriales ou encore la compétitivité des conditions financières. La consultation de La Banque Postale s’inscrit naturellement dans ce cadre, en tant qu’acteur reconnu du financement du secteur public local. Le choix final a notamment été motivé par la qualité du dialogue avec les équipes de la direction Entreprises et Développement local, ainsi que leur compréhension des spécificités du projet (périmètre interdépartemental, enjeux logistiques et environnementaux). De plus, la Banque Postale a été capable de proposer une offre financière adaptée et sécurisée.  

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Quelles sont vos attentes, vis-à-vis des équipes de La Banque Postale, pour le suivi de la gestion du prêt ? 

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Nous attendons des équipes de La Banque Postale un accompagnement dans la durée, à la fois rigoureux et partenarial. Cela passe plus précisément par un suivi régulier et transparent du prêt, ainsi qu’une capacité d’anticipation et d’alerte en cas d’évolution du contexte (taux, exploitation, etc.). Il est également important que l’équipe de nos interlocuteurs reste stable, afin de garantir la maîtrise du dossier et la capacité d’être réactif dans les échanges et les demandes d’ajustement éventuelles. Dans le cas d’un financement intégrant une dimension RSE, nous serons également attentifs à la clarté des indicateurs de suivi, à la simplicité des modalités de reporting et à la pertinence des critères au regard de la réalité opérationnelle de notre centre de tri. L’objectif est d’inscrire cette relation dans un partenariat durable, au service de la réussite du projet et de l’intérêt du territoire. 

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