Publié le 15 janvier 2023

Accès des jeunes à l'emploi : La Poste, partenaire du programme P-TEC

Le lycée Coëtlogon de Rennes fait partie des 14 lycées de France à déployer le dispositif P-TECH pour l'année scolaire 2022-2023, programme mondial d’inclusion dans la Tech. Un dispositif qui place les relations École-Entreprise et le mentorat au cœur de la formation professionnelle. En septembre 2022, le groupe La Poste a signé, en présence du Recteur d’Académie d’Orange Ouest et de Rennes Métropole, une convention "P-Tech". Trois mentors postiers bretons accompagnent désormais des élèves du Lycée rennais Coëtlogon

P-TECH est un nouveau modèle d'éducation publique contribuant à combler le fossé entre les ambitions des jeunes pour l'université et les carrières et les compétences spécifiques dont ont besoin les employeurs dans les industries à forte croissance. Le P-TECH est un modèle de réforme de l'enseignement public axé sur les résultats scolaires et la préparation à la carrière.

L’académie de Rennes a inauguré le dispositif P-TECH en septembre 2022 avec l’ouverture d’une classe au lycée professionnel de Coëtlogon à Rennes.

Grâce à ce programme, des lycéens bénéficient d’un accompagnement spécifique pour découvrir les nouvelles technologies et développer des compétences pour les métiers de demain qu’il s’agisse des nouvelles technologies ou des différentes applications du numérique.

132 lycéens accompagnés

Proposé aux élèves du baccalauréat professionnel "Systèmes numériques", le principe du programme P-TECH est d’accompagner chacun d’entre eux tout au long de son parcours, y compris lors d’une poursuite d’études en BTS.

C’est avec une grande fierté pour le groupe La Poste, que j’ai eu le plaisir de signer cette convention portant le programme P-Tech, programme pour lequel nous mobiliserons la force et les compétences de notre groupe et de notre réseau.

Jean-Christophe Merkler

Délégué régional du groupe La Poste

Un accompagnement qui repose sur la mobilisation de tous les partenaires pour conduire des actions spécifiques, tout au long des 5 ans, en coopération avec les équipes enseignantes : immersions en milieu professionnel, ateliers de formation aux nouvelles technologies, rencontres avec des salariés, conférences, simulations d’entretiens, travail sur le savoir-être, propositions de stages ou de contrats en alternance. Un mentorat est également proposé aux élèves à partir de la classe de première, par les salariés volontaires identifiés dans chacune des entreprises partenaires.

A Rennes, trois salariés du groupe La Poste se sont portés volontaires pour suivre des élèves du lycée de Coëtlogon : Marie-Gabrielle Le Camus, déléguée au développement régional du groupe La Poste, Eric Lemoussu, responsable recette intégration à Docaposte Rennes (filiale numérique du groupe La Poste) et Olivier Lanneau, directeur régional de Médiapost, (filiale logistique de traitement et distribution d’imprimés publicitaire du groupe La Poste).

Ce dernier nous en dit plus sur ses motivations et son engagement.

L’académie de Rennes s’est portée volontaire pour intégrer ce programme en faveur de l’égalité des chances et de la préparation des métiers de demain.

Olivier LanneauDirecteur régional de Médiapost
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Comment se déroule le mentorat ?

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Olivier Lanneau : Les mentors ont pour vocation d'accompagner les élèves sur les 8 "séances" que représentent la durée du programme. Après une première présentation des modalités du projet sur site, puis auprès des élèves, ma mission a démarré en octobre 2022 auprès de 2 élèves. Si ils le jugent nécessaire, les mentors peuvent être aidés dans la gestion de leur accompagnement. En marge de mes fonctions essentiellement managériales, les deux années que j’ai passées en qualité de formateur m’aident aujourd’hui à proposer aux élèves que j’accompagne une approche qui, je pense, "leur parle".

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Comment envisagez-vous votre rôle ?

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Olivier Lanneau : Ces lycéens ont souvent un parcours scolaire qu’ils n’ont pas forcément choisi. Il faut faire de cette réalité une opportunité qui doit leur permettre de réussir. L’idée est de trouver les "ressorts" pour les détourner d’une forme de fatalité en créant de la réassurance, voire même une forme d’inspiration. En quelque sorte, faire du coaching pour qu’ils puissent croire en eux, ne pas s’autocensurer ou s’autolimiter. Mon appui consiste à les aider à "démystifier" le monde du travail.

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Quel objectif vous fixez-vous ?

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Olivier Lanneau : J’aimerais pouvoir les rendre fiers d’être dans ce lycée technique et qu’ils soient convaincus qu’un parcours qui pour certains peut sembler chaotique peut, tout aussi bien, mener au succès. D’ailleurs, ce sont très souvent des échecs qui, avec la volonté de continuer, ont construits les plus belles réussites.

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